Espèces
Noms locaux · [à compléter avec le glossaire]

Fiche espèce
title: Capitaine scientificName: Lates niloticus angle: Grand prédateur de retenue, pas encore une espèce d'étang. badge: À CONFIRMER localNames: perche du Nil, capitaine de rivière summary: Le capitaine est un ichtyophage de grande taille, présent en Côte d'Ivoire et très recherché sur le marché. Son élevage en bassin fait encore l'objet d'études : aujourd'hui il sert surtout de prédateur dans les étangs de tilapia et intéresse les grandes retenues. status: draft validatedBy: En attente de validation par le comité scientifique et technique
Le capitaine, Lates niloticus, aussi appelé perche du Nil ou capitaine de rivière, appartient à la famille des Centropomidae. On le rencontre au Burundi, dans le lac Tanganyika, dans le fleuve Sénégal et notamment en Côte d'Ivoire.
Ce n'est pas encore une espèce d'étang. Les sources techniques disponibles sont claires sur ce point : des études sont en cours pour son élevage en bassins, mais la maîtrise d'un itinéraire d'élevage comparable à celui du tilapia, du clarias ou du mâchoiron n'est pas acquise. Son inscription parmi les espèces prioritaires reste d'ailleurs à confirmer (décision D1).
Trois usages sont en revanche documentés : prédateur dans les étangs de tilapia, empoissonnement de grandes retenues, et pêche.
Ce qu'on sait de l'espèce.
- Une croissance moins spectaculaire que celle du clarias.
- Une très grande taille : jusqu'à 184 kg dans le lac Tanganyika.
- Une bonne reproduction, et la capacité de vivre dans de grandes retenues ou des lacs à faible densité.
- Un ichtyophage — il mange du poisson — qui accepte aussi des aliments préparés.
- Un poisson fragile, délicat à manipuler, qui demande de l'espace.
- Il préfère une eau bien oxygénée et pas trop chaude.
Exigences en eau
Le capitaine est plus exigeant en oxygène que le clarias, et son élevage demande un renouvellement d'eau permanent. C'est une différence de fond avec le tilapia et le clarias en semi-intensif, où l'on se contente de compenser les pertes pour maintenir le niveau. Un site sans débit continu n'est pas un site à capitaine.
Élevage pas à pas
Il n'existe pas aujourd'hui d'itinéraire d'élevage en bassin validé pour cette espèce en Côte d'Ivoire. Cette rubrique sera écrite quand les travaux en cours auront abouti, et quand la décision D1 aura confirmé — ou non — le capitaine parmi les espèces prioritaires du programme.
En attendant, les deux emplois documentés sont décrits ci-dessous et dans la rubrique « Reproduction & alevins ».
Comme prédateur en étang de tilapia. Lorsque la reproduction des tilapias devient gênante — méthode mixte, ou erreurs de sexage — on introduit un prédateur qui mange les alevins sans toucher aux juvéniles. Le prédateur est mis à l'eau en général un mois après les juvéniles de tilapia, et la taille de sa bouche doit rester dans certaines limites.
| Taille des tilapias | Capitaines à introduire |
|---|---|
| Environ 35 g | 1 % du nombre de tilapias |
| Plus de 80 g | 3 % du nombre de tilapias |
Au-delà de ces proportions, le capitaine risque de s'attaquer aux sujets en élevage. D'autres prédateurs sont plus courants et plus simples : Hemichromis fasciatus, à au moins 5 % du nombre de tilapias, très résistant mais de petite taille et à croissance lente, qui ne participe donc pas aux recettes de la vidange ; ou le clarias lui-même, à 20 à 30 % du nombre de tilapias, qui grossit vite et se vend à la récolte.
Comme poisson indésirable. À l'inverse, un capitaine qui entre dans un étang sans avoir été introduit volontairement est un prédateur nuisible, au même titre qu'Hemichromis fasciatus ou le clarias. C'est l'une des raisons d'équiper l'arrivée d'eau d'une caisse grillagée.
Reproduction & alevins
L'espèce se reproduit bien, et vit dans de grandes retenues ou des lacs à faible densité — ce qui en fait un candidat pour l'empoissonnement de retenues plutôt que pour l'écloserie.
Aucune des sources techniques retenues pour ce site ne décrit un protocole de reproduction contrôlée du capitaine applicable en ferme ivoirienne. Nous préférons le dire plutôt que de transposer un protocole conçu pour une autre espèce : la reproduction du clarias ou du mâchoiron ne se transpose pas au capitaine.
Alimentation
Ichtyophage, avec une chaîne alimentaire longue : il se nourrit de poissons, ce qui coûte cher à reproduire en aliment composé. Il accepte néanmoins des aliments préparés, ce qui est précisément l'objet des travaux en cours.
Les taux de rationnement publiés sur ce site concernent le tilapia et le mâchoiron ; ils ne s'appliquent pas au capitaine.
Santé
Poisson fragile dont la manipulation est délicate : limitez les tris et les transferts, et prévoyez de l'espace et un bon taux d'oxygène. Les pertes rapportées tiennent davantage aux manipulations et au déficit d'oxygène qu'à des pathologies identifiées.
Marché & prix
Le capitaine est très recherché et se vend bien, en frais comme en transformé. Mais tant que l'élevage n'est pas maîtrisé, l'offre vient de la pêche, pas de l'aquaculture : le prix de marché ne dit donc rien de la rentabilité d'un élevage.
Les prix hebdomadaires par marché sont publiés dans l'Observatoire.
Économie
Pas de modèle économique d'élevage établi à ce jour. Le simulateur de rentabilité peut servir à explorer des hypothèses, mais ses résultats pour cette espèce reposeraient sur des paramètres de croissance et de survie que personne n'a encore validés en conditions ivoiriennes.
Si vous cherchez une espèce pour démarrer, voyez le tilapia, le clarias ou — en lagune — le mâchoiron.
Témoignages
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Recettes
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